Terça-feira, 29 de Maio de 2007

Portugal Selon les Français

Caricatura de D. Carlos I, in A Parodia, número 110, 5.º ano, Março de 1905

 

   "Les Portugais sont toujours gais! Parmi les mots qui firent fortune, celui-là, qui vibre et galope, vous a l'air irréfutable. Gardez-vous cependant d'y croire. La gaîté portugaise a beau être proverbiale, elle n'en est pas moins une fable.

   Si, débarquant à Lisbonne, on s'imagine entendre un peu partout dans les bureaux, les ateliers, cascader un rire éclatant et trouver à tout le monde, au long des rues, et sur le port, la face enluminée par le plaisir de vivre, on est assez dérouté. Mais déçu, c'est une autre affaire. Pour moi, je ne le suis guère.

   Vivre dans un pays pareil, avoir sur la tête un ciel pur et devant les yeux ces flots, la paix qui vous vient du climat et des hommes, ne dites pas qu'il y aurait de quoi rire. Une gaîté perpétuelle exclut généralement, de la part de ceux qui l'affichent, la réflexion et la sagesse aussi bien que le sentiment des nuances, alors qu'il ´'est pas de peuple moins brutal. La vulgarité lui est inconnue, et, s'il est plus qu'un autre friand de bons mots, jamais vous ne verrez um Portugais s'esclaffer ni vous taper sur le ventre.

   Je ne dis pas que, vers le nord, on ne montre pas plus d'exubérance. dans un musée, tour à l'heure, je notais comme la vaiselle de Lisbonne est d'un bleu mélancolique en comparaison de celle, claire et riante, dont, il y a deux ou trois siècles, on usait à Porto. Depuis, les sentiments n'ont pas changé, sur les visages des habitants de l'une et de l'autre ville. A Lisbonne, ils sont toujours empreints de cette triste douceur qui, d'ailleurs, s'accorde bien avec les cheveux sombres qu'ont les gens d'ici, avec leur démarche, toujours nonchalante. C'est peut-être le bonheur, après tout, de n'être pas pressé, ou du moins de ne point le paraître, pour mieux retirer au temps l'importance exagérée qu'il se donne de nos jours."

 

Maurice Martin du Gard (1896-1970), Lettres Portugaises (1934)

 

© Blog da Rua Nove

publicado por blogdaruanove às 11:34
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4 comentários:
De devoid a 29 de Maio de 2007 às 11:38
Pelo menos podia fazer um resumosinho do que está aí escrito... Nem toda a gente é fluente em françês...
De blogdaruanove a 29 de Maio de 2007 às 15:23
Agradeço o comentário.
Como compreende, tornar-se-ia fastidioso duplicar ou resumir cada post sempre que sai noutra língua, embora essa prática já tenha ocorrido esporadicamente.
Embora não muito fiáveis, existem ferramentas que permitem aos internautas obter tradução automática, como aquela que se encontra em http://babelfish.altavista.com/.
De qualquer modo, como a tradução é particularmente ridícula para este texto, devo referir que o texto de Martin du Gard explora o estribilho de uma canção francesa, referindo que os Portugueses, afinal, nem sempre estão ou são alegres. Aborda ainda uma certa diferença entre as pessoas de Lisboa e do Porto, ou do norte, e conclui referindo a contribuição dos Portugueses para a relativização da importância da pressa e da medição do tempo.
De devoid a 29 de Maio de 2007 às 19:52
Muito obrigado.
De Vacances scolaires 2011 a 24 de Setembro de 2010 às 08:29
Não e bem assim. Os franceses gostao dos portugueses.

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