Quarta-feira, 3 de Outubro de 2007

Autógrafos - Joaquim Paço d'Arcos

 

Joaquim Paço d'Arcos (1908-1979), Poèmes Imparfaits (1955, tradução de Armand Guibert; edição original em Português, Poemas Imperfeitos, 1952)

 

 

Joaquim Paço d'Arcos (1908-1979)

   Paço d'Arcos efectuou um trajecto literário que marcou a literatura portuguesa durante mais de quarenta anos, embora hoje a sua obra esteja praticamente esquecida e a sua literatura seja depreciativamente classificada como datada.

   Na ficção portuguesa do século XX, o carácter eclético e internacional dos seus espaços de acção talvez só tenha paralelo na obra de José Rodrigues Miguéis (1901-1980). Situando as suas personagens e a acção em locais do Oriente, da América do Sul e do Norte, da África e da Europa, Paço d'Arcos reflectiu nos seus contos, novelas e romances a vivência que experimentou pessoalmente em todas essas regiões. 

   Galardoado com o Prémio Ricardo Malheiros, da Academia, pelo seu romance Ana Paula (1938), Paço d'Arcos criou forte polémica ao recusar o prémio, contestando as reservas com que este lhe tinha sido atribuído. O romance, complementado com as obras Ansiedade (1940) e O Caminho da Culpa (1944), iniciaria uma trilogia sobre a vida lisboeta da primeira metade do século XX, em que várias personagens transitam de um romance para outro.

   O início da década de 1940 coincidiu com o período da grave doença que viria a vitimar a sua primeira esposa e parte da sua demanda terapêutica nos E. U. A. é relatada no livro de contos Neve sobre o Mar (1942).

   Tendo as suas obras traduzidas em diversas línguas, Paço d'Arcos viu dois poemas desta colectânea, Fear e Febrile City, incluídos em The Penguin Book of Modern Verse Translation (1966).

   De Poèmes Imparfaits, transcrevem- se dois poemas:

 

"LA CITÉ AUX TOURS PLUS HAUTES QUE LE CIEL

 

Le brouillard cachait les tours de ciment.

La ville dressée vers le ciel se confondait avec le ciel.

Mais elle n'avait point d'horizons.

Elle avait des annonces lumineuses mais point de lumière.

Elle avait bien des êtres mais elle n'avait pas d'âme.

 

La cité aux mille voix sans écho,

La cité sans voix, aux mille voix criardes,

La ville sans lumière, aux lumières criardes,

La ville aux aiguilles plus hautes que le ciel,

Au ciel plus bas que les hommes,

La ville s'est perdue pour toi

Parce que tu t'es perdue en elle.

 

La brume a entraîné les tours

Les bruits multiples de la ville ont étouffé les voix,

Les lumières ont noyé la lumière.

La multitude a renversé l'être humain,

A piétiné son âme.

Toi seule es restée debout dans ta peur et ta grâce:

 

Ta voix, ta lumière, ton âme.

 

New York, avril 52"

 

A Floresta de Cimento, Claridades e Sombras dos Estados Unidos (1.ª edição, 1953; 2.ª edição, 1956)

 

"PERDU DANS LA CITÉ AUX VIES INFINITES

 

Dans la rue étroite aux grands buildings,

Mes pas se sont perdus.

Dans le building aux si hauts étages,

Mes pas se sont perdus.

 

Je me suis perdu sur les asphaltes interminables,

Dans les rues toujours égales et parallèles.

Je me suis perdu dans les sentiers des parcs dénudés

Et sur les grands ponts d'acier qui traversent le fleuve.

Je me suis perdu en moi-même.

 

Je me suis cherché dans les colonnes minuscules des pages d'annonces

Des grands journaux.

Je me suis cherché dans les voix criardes de la radio,

Dans les galeries de musée,

Au drug-store,

Dans les caves du sub-way,

Dans les ruelles de China-town,

Dans les lumières de Broadway

Et sur l'étendue des grandes routes

Qui passent par-dessus la ville

Et par dessus les fleuves.

 

Je me suis cherché en vain.

 

Perdu dans la cité aux vies infinies,

Quand je désespérais de me retrouver

Je t'ai rencontrée,

Dans ce petit restaurant de Battery,

A l'extrémité de l' île.

 

La radio nous apportait une chanson étrange,

Tes yeux avaient une lumière si étrange,

Et dans le fond le plus profond de tes yeux

Je me suis retrouvé.

 

New-York, 41"

 

Autógrafo e dedicatória de Maria da Graça Paço d'Arcos, segunda esposa do autor, num exemplar da segunda edição de A Floresta de Cimento. Paço d'Arcos inscreveu a seguinte dedicatória no frontispício deste livro – "Maria da Graça: nós, neste livro, somos tu e eu. Foi nosso o caminho, como foi nossa a vida. Assim continue suave, a teu lado, o caminho da vida."

 

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Quarta-feira, 22 de Agosto de 2007

Autógrafos - Andrée Crabbé Rocha

 

Andrée Crabbé Rocha (1917-2003), tradução e introdução de Poèmes (Bruxelles, Bélgica, 1951), de Miguel Torga.

 

 

Andrée Crabbé Rocha (1917-2003).

   Ensaísta e professora universitária de origem belga, Andrée Rocha interessou-se particularmente pela literatura portuguesa do século XVI, com destaque para Garcia de Resende (1470?-1536) e o seu Cancioneiro Geral, e pelo teatro de Almeida Garrett (1799-1854).

   Efectuou traduções para francês de textos de Miguel Torga, seu marido, nomeadamente esta colectânea de 1951 e Le Viatique (1959).

   Sobre sua esposa, anotou Torga no volume Diário (I):

 

   "S. Martinho de Anta, 21 de Setembro de 1940. Aqui estou. Vim mostrar a mulher aos velhos, à Senhora da Azinheira e ao negrilho. Gostaram todos."

 

 

   "S. Martinho de Anta, 2 de Outubro de 1940. Fui mostrar-lhe a Vila [Vila Real]. Mas fui mostrar-lha como os meus avós a mostraram às mulheres deles – a pé. Foram só seis léguas..."

 

   Da tradução de Poèmes, e mais uma vez excepcionalmente, transcreve-se o poema que se segue:

 

 

FRONTIÈRE

 

De la terre d'un coté, de l'autre, de la terre;

Des gens d'un coté, des gens del'autre;

Ces fils d'une même montagne, et ces versants,

Le même ciel les couvre et les consent.

 

Le même baiser ici, le même baiser là-bas;

Des hurlements pareils – chiens ou meutes sauvages.

Et la même lune lyrique qui vient

Blancheyer les échevaux de vieux lin.

 

Mais une force sans raison,

Qui n'a ni yeaux ni sens,

Passe et laisse réparti

Le coeur du moindre genêt endormi.

 

 

 

Miguel Torga

 

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Terça-feira, 15 de Maio de 2007

Os Brasileiros Segundo os Franceses

     ...Mr. Manuel da Silva Ferreira...  

 

   "M. Manuel da Silva vous a fixé hier rendez-vous à seize heures aujourd'hui. Seize heures et quart arrivent, pas lui. Il  ne vient pas. Ne vous mettez pas en colère: il pleut.

   Les deux choses, ailleurs, n'auraient aucun rapport. Ici elles sont intimement liées. Si M. Manuel da Silva Ferreira n'est pas au rendez-vous, c'est parce qu'il pleut et c'est vous qui êtes dans votre tort, car vous devriez savoir que, sous les trombes d'eau, les rendez-vous ne tiennent plus, ou tiennent mal.

   Il vous avait dit "demain 5 heures Uruguayana-Ouvidor" (c'est ainsi que l'on donne rendez-vous à l'angle de deux rues), puis dans la nuit brésilienne cloûtée d'étoiles, il s´etait effacé. Il a disparu. Vous ne le verrez plus. Ne vous fâchez pas. Monsieur Manuel da Silva vous aura, dans une certaine mesure, rendu service: il vous aura appris la relativité de la notion de temps. Il vous aura enseigné la valeur du demain brésilien: Amanhã. Vous traduisez: "demain". C'est une erreur. Cela PEUT être demain, mais cela peut vouloir dire dans huit jours, dans un mois, dans un an – ou jamais.

   Il en est de même pour les distances. Quand on vous dit d'un endroit qu'il est tout près de Rio, cela peut vouloir dire qu'il s'en trouve seulement a 500 kms. Il faut faire très attention aux distances. Buenos Aires paraît tout près de Rio de Janeiro sur la carte. Et, une fois que vous êtes devant le Pain de Sucre vous constatez que, pour vous y rendre, il faut cinq jours de bateau ou huit heures d'avion. Attention aussi à ces deux capitales. Il se peut que, depuis votre enfance scolaire, leurs deux noms se promènent dans votre cerveau comme deux frères jumeaux, l'un prenant même parfois la place de l'autre. Mais sachez qu'il n'y a rien de plus exaspérant – à juste titre – pour un Brésilien que de lire (la chose arrive) dans un journal français une dépêche datée de Buenos Aires et donnant des nouvelles de son gouvernement..."

Pierre Daninos (1913-2005), in Savoir-Vivre International (1950)

 

 

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Segunda-feira, 14 de Maio de 2007

Portugal Segundo os Franceses

 

 

   "Dûment capitonné de circonspection, exercez-vous au maniement de la troisième personne, la seula qui, même avec les enfants, puisse vous être de publique utilité; en ayant soin de faire précéder le prénom d'une femme du mot Dona (ainsi: Dona Florinda, Dona Encarnação) et, d'appeler indistintement "Votre Excellence" toute personne bien mise, en réservant aux autres le vocatif plus modeste de Votre Grâce (Vocemêcé [sic]). N'hésitez jamais, en présence d'un adulte, à lui donner du "Seigneur Docteur"; il ne saurait, même si l'attribution est généreuse, en pendre ombrage. Ne perdez pas de vue que dans la correspondance ceux à qui vous vous adresez ont droit à un "Excellentissime" qui résout d'heureuse façon le problème de l'égalité par le haut. Quant à la formule des fins de lettre, sans laquelle vous seriez voué à l'oppobre et à la honre, contentez-vous, afin de ne pas surcharger votre mémoire, de celle-ci, toute quotidienne et classique:

   "Je me souscris,

    avec les protestations de ma considération la plus élevée,

        De votre Excellence

        Très Attentif, Vénérateur et Obligé."

   Un juge, dans le libellé d'une adresse, ne saurait être que "Très méritant", un médecin, "distingué", et un professeur, "très digne".

   Si vous êtes journaliste – ceci est un case limite – n'appuyez pas sur la chanterelle de l'ironie, dont la frontière n'est pas toujours facile à tracer. Par example, n'insistez pas sur les palmiers; cela fait colonial, et pourra vous attirer des remontrances par voie des chancelleries. Vous demanderez évidemment à entendre des fados, et l'on accédera à votre désir. A l'air d'extase du public qui se presse sous les voûtes des cabarets, n'allez pas vous croire autorisé à faire l´eloge de ce chant nostalgique et prenant. On vous dira qu'il vide l'âme de toute énergie, et vous ne pourrez sauver la mise qu'en allant écouter les allègres chansons populaires du nord.

   La pire erreur à ce propos serait de citer ces vers d'opérette – et de mirliton – qui ne répondent à d'autre exigence qu'a celle de la rime: "Les Portugais – sont toujours gais...". Le vrai, c'est qu'ils sont volontiers méditatifs, et qu'ils refusent de se laisser circonscrire en une formule de librettiste. Ils savent, malgré leur douceur, avoir dent dure et la rancune tenace; Paul Morand en sait quelque chose, qui se vit, au temps où il sollicitait le poste d'ambassadeur sur la rive du Tage, refuser fermement l'exequatur: on n'avait pas oublié en haut lieu certain "Lorenzaccio" de "L'Europe Galante"."

Armand Guibert (1906-1990), in Savoir-Faire International (1950)

 

 

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Terça-feira, 8 de Maio de 2007

O Brasil Segundo os Franceses

 

   "Il serait bon, dès l'entrée, que vous vous persuadiez que vous n'êtes pas sous les tropiques, qu'il n'y  a pas de serpents ni de moustiques, et que, malgré les apparences, tous les gens "bien" sont blancs.

   La meilleure façon d'irriter les esprits et de laisser dans votre sillage un murmure de révolte xénophobe, c'est de débarquer avec un casque colonial sur la tête en maudissant en espagnol la chaleur tropicale et la nonchalance d'un porteur mulâtre.

   Si vous descendez à Bahia ou à Rio de Janeiro en escale, rappelez-vous donc qu'au Brésil on parle portugais. L'espagnol, c'est plus bas – ou plus haut. Mais n'allez pas crier non plus sur les toits que vous parlez portugais comme un portugais. D'abord ce n'est probablement pas vrai. Ensuite ce que l'on parle ici c'est du brasileiro, du portugais à la brésilienne (c'est fort plaisant). Enfin, ne parlez trop des Portugais. Généralement, ce sont les Portugais qui font les frais des "bonnes histoires" brésiliennes (ces frais leur sont d'aileurs intégralement remboursés à Lisbonne)."

Pierre Daninos (1913-2005), in Savoir-Vivre International (1950)

 

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Segunda-feira, 7 de Maio de 2007

Portugal Segundo os Franceses

 

   "Qu'il se garde avant toute chose de s'exprimer en espagnol; on le considérerait comme un indigène de Sirius. Il est entendu une fois pour toutes que seuls emploient la langue de Cervantès les garçons de café, presque tous originaires de Galice. Jamais le terme de dorsale n'avait été mieux apliqué qu'aux montagnes qui séparant les deus pays ibériques: littéralement, ils se tournant le dos. Il n'est pas rare de voir un Espagnol et un Portugais de la bonne société se servir comme truchement de la langue française; le premier parce qu'il ne sait pas, l'autre parce qu'il ne veut pas employer l'idiome de son voisisn. La peine du Français se trouve allégée d'autant, mais il convient qu'il n'oublie pas le corollaire de cet état de choses: il serait plus qu'inélégant  de sa part de prétendre à donner des leçons. Dans la bibliothèque de ses hôtes, les livres français l'emportent en nombre sur les ouvrages portugais, et en qualité le plus souvent sur ce qu'il trouverait dans son propre pays: ouvrages rares, éditions originales, curiosités chères aux bibliophiles. Un seul parti en pareil cas s'impose, celui de recourir au ton de la Rive Gauche; il sera compris."

Armand Guibert (1906-1990), in Savoir-Vivre International (1950)

 

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